13 juin 2006 2 13 /06 /juin /2006 11:00


[article rédigé par Antonio, merci à lui !]

 

Un essai sur La Fontaine et un hommage théâtral

Un festival Chopin à Bagatelle

 

France Clidat, pianiste

http://www.franceclidat.com

Jacques Lorcey, comédien, écrivain

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lorcey

"Chez Jean de La Fontaine"

(c’est aussi une évocation scénique, créée le 20 février à Orange, au Palais des Princes)

 

Jean de La Fontaine (1621-1695)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_La_Fontaine
http://www.la-fontaine-ch-thierry.net
http://www.lafontaine.net
http://www.jdlf.com

cf. LJ Philippe de Saint-Robert 25/4

Son cénotaphe, jouxtant celui de Molière, au cimetière du Père-Lachaise, en la 26e division

http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/lafcenot.htm

 

On a entendu la voix d’Edwige Feuillère disant "Les animaux malades de la Peste"

http://www.ecrannoir.fr/stars/stars.php?s=180
http://garzanda.club.fr/artistes1940/edwige_feuillere.htm
http://www.lafontaine.net/lesFables/afficheFable.php?id=129

Les animaux malades de la Peste
http://motdiese.alterlinks.fr/po.fon.anipeste.htm
(un enregistrement audio y est disponible)

Les animaux malades de la Peste
Un mal qui répand la terreur,
Mal que le ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom),
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ; 
Nul mets n'excitait leur envie,
Ni loups ni renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie ;
Les tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le lion tint conseil, et dit: Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux ;
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons,
J'ai dévoré force moutons ;
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense ;
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut : mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi 
Car on doit souhaiter, selon toute justice,
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le renard, vous êtes trop bon roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Eh bien, manger moutons, canaille, sotte espèce.
Est-ce un pêché ? Non, non. Vous leur fîtes, Seigneur,
En les croquant, beaucoup d'honneur ;
Et quant au berger, l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du tigre, ni de l'ours, ni des autres puissances
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'âne vint à son tour, et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense,
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout le mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Jacques Lorcey nous a dit la fable "La jeune veuve"
http://www.jdlf.com/lesfables/livrevi/lajeuneveuve
http://www.lafontaine.net/lesFables/afficheFable.php?id=126

La perte d'un époux ne va point sans soupirs.
On fait beaucoup de bruit, et puis on se console.
Sur les ailes du Temps la tristesse s'envole ;
Le Temps ramène les plaisirs.
Entre la Veuve d'une année
Et la veuve d'une journée
La différence est grande : on ne croirait jamais
Que ce fût la même personne.
L'une fait fuir les gens, et l'autre a mille attraits.
Aux soupirs vrais ou faux celle-là s'abandonne ;
C'est toujours même note et pareil entretien :
On dit qu'on est inconsolable ;
On le dit, mais il n'en est rien,
Comme on verra par cette Fable,
Ou plutôt par la vérité.
L'Epoux d'une jeune beauté
Partait pour l'autre monde. A ses côtés sa femme
Lui criait : Attends-moi, je te suis ; et mon âme,
Aussi bien que la tienne, est prête à s'envoler.
Le Mari fait seul le voyage.
La Belle avait un père, homme prudent et sage :
Il laissa le torrent couler.
A la fin, pour la consoler,
Ma fille, lui dit-il, c'est trop verser de larmes :
Qu'a besoin le défunt que vous noyiez vos charmes ?
Puisqu'il est des vivants, ne songez plus aux morts.
Je ne dis pas que tout à l'heure
Une condition meilleure
Change en des noces ces transports ;
Mais, après certain temps, souffrez qu'on vous propose
Un époux beau, bien fait, jeune, et tout autre chose
Que le défunt.- Ah ! dit-elle aussitôt,
Un Cloître est l'époux qu'il me faut.
Le père lui laissa digérer sa disgrâce.
Un mois de la sorte se passe.
L'autre mois on l'emploie à changer tous les jours
Quelque chose à l'habit, au linge, à la coiffure.
Le deuil enfin sert de parure,
En attendant d'autres atours.
Toute la bande des Amours
Revient au colombier : les jeux, les ris, la danse,
Ont aussi leur tour à la fin.
On se plonge soir et matin
Dans la fontaine de Jouvence.
Le Père ne craint plus ce défunt tant chéri ;
Mais comme il ne parlait de rien à notre Belle :
Où donc est le jeune mari
Que vous m'avez promis ? dit-elle.


furent évoqués :

 

Nicolas Fouquet, à qui La Fontaine resta fidèle (ce qui fut royalement incorrect !)

http://www.lafontaine.net/lafontaine/lafontaine.php?id=21

 

Nicolas Boileau qui, sur décision de Louis XIV, fut élu à l’Académie française à la place de La Fontaine, après la mort de Colbert. Peu après, suite à la mort de Bezons, La Fontaine fut quand même admis.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Boileau
http://www.lafontaine.net/lafontaine/lafontaine.php?id=14

 

Les maîtres de la diction : Henri Rolland, Berthe Bovy

 (Berthe Bovy)

http://www.wallonie-en-ligne.net/1995_Cent_Wallons/Bovy_Berthe.htm

 

Marie Bell (Phèdre, Le soulier de satin, etc.) qui suait d’angoisse à l’idée de dire une fable

http://garzanda.club.fr/artistes1940/mariebell1.htm

 

Georges Descrières, le meilleur Rodrigue du Cid

http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Descri%C3%A8res

 

L’abbé André Wartelle (1930-2001), pour toujours grand ami de Radio Courtoisie et qui, après avoir écouté France Clidat, lui dédia un nocturne dans son recueil "Mon royaume est un arbre : Poèmes" (édité par L. Talmart)

 

Bernard Gavoty qui donna à France Clidat son surnom de « Madame Liszt »

 

Autres ouvrages de Jacques Lorcey :
http://www.amazon.fr/exec/obidos/search-handle-url/index=books-fr&field-author=Lorcey%2C%20Jacques

"Procès à Dieu ou les Martyres d'Orange", pièce jouée les 12 et 13 mai 2006 à la Chapelle Saint Louis d'Orange.

 

Quelques CD consacrés à La Fontaine :

"Quand La Fontaine vous est conté", par Jean-Laurent Cochet

http://www.jeanlaurentcochet.com/produits.htm

"La Fontaine et son époque"

 

France Clidat nous a ébaubis en interprétant :

Le 2e concerto de Chopin (extrait)

La Campanella de Franz Liszt (d'après le Caprice n°3 de Paganini)

Elle participera au festival Chopin à l’Orangerie du Parc de Bagatelle à Paris. Le thème : « Monsieur Chopin reçoit Monsieur Mozart ». Direction artistique : Guy Sacre.
Mardi 27 juin 2006 à 20h45
Renseignements : Société Chopin
01 45 00 22 19
http://www.frederic-chopin.com
http://www.concertclassic.com/festival/tous_les_concerts.asp?numfest=95

On entendra des œuvres de :

François Couperin : "Les Folies françaises, ou les Dominos"

Mozart : la sonate K330

Chopin : quatre mazurkas et la "Sonate funèbre"

Liszt : "Trois sonnets de Pétrarque", les Rhapsodies hongroises

 ...

Plan d’accès au Parc de Bagatelle (Bois de Boulogne, à l’angle de l’avenue de l’hippodrome et de l’allée de la Reine Marguerite)
http://www.paris.fr/portail/Parcs/Portal.lut?page_id=6567&document_type_id=5&document_id=8096&portlet_id=14916

 

catégorie : LJ Jean Darnel

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