1 octobre 2006 7 01 /10 /octobre /2006 17:00


[article rédigé par Antonio, merci à lui !]

 

L'authenticité des textes apostoliques

 

Philippe Rolland, prêtre, professeur d'exégèse au séminaire de Paris, écrivain
http://www.jesusmarie.com/philippe_rolland.html

"La mode «pseudo» en exégèse : le triomphe posthume d'Alfred Loisy", réédition largement augmentée de l'ouvrage paru en 2002 : "La mode «pseudo» en exégèse : le triomphe du modernisme depuis vingt ans"

 

L'édition 2002 de l'ouvrage

http://www.editions-de-paris.com/article.php3?id_article=103

 

Furent évoqués :

 

La mode visant à contester les textes apostoliques, lesquels auraient été écrits — si l’on est exégétiquement correct — longtemps après la mort des apôtres. D’où une suspicion à l’endroit de ces textes. Par exemple, en 1939, la 2e épître de Pierre est contestée par le Père Joseph Chaine (Les Épîtres Catholiques, Études Bibliques, Gabalda, Paris, 1939), épître qui aurait été écrite selon cet exégète juste après la mort de Pierre et non pas du vivant de celui-ci.

 

La mise en chantier en France, à partir des années soixante-dix, du travail de la traduction œcuménique de la Bible. Selon les exégètes protestants participant à ce travail, les textes apostoliques ne proviennent pas directement des apôtres. Ces exégètes contestent la validité des écrits concernant l’établissement des presbytres, ce qui selon eux n’aurait pas été défini par les apôtres. Œcuménisme oblige, les exégètes catholiques se sont mis au diapason. Sont impliquées les lettres de Paul à Timothée et à Tite, que l’on se met à dater de la fin du Ier siècle, et que l’on considère en conséquence comme non authentiques (et contenant les germes de l’hérésie catholique, rien que ça !). En toute logique, toujours à cause des presbytres, on se met à contester la première épître de Pierre (statistiques de Brown sur son authenticité : 50/50 !), l’épître de Jacques, l’épître aux Éphésiens. Pour leur part, on date de 90 les Actes des apôtres, que l’on considère de facto comme non fiables, sophisme oblige. Par ce genre de méthode, cela revient à mettre en cause la succession apostolique, voire à ébranler tout l’édifice...

 

Le Père André Feuillet qui ne peut plus publier en France, après avoir démontré (et convaincu Philippe Rolland) que l’évangile de Matthieu avait été écrit avant celui de Marc (probablement vers 63). La censure veille et fonctionne.

 

Alfred Loisy (1857-1940), auteur de "L'Évangile et l'Église" (1902)



Alfred Loisy fut prêtre, professeur à l’Institut catholique, puis excommunié, notamment à cause de son ouvrage. Il fut par la suite professeur d’histoire des religions au Collège de France. Loisy refusa l’idée d’un Dieu personnel et a fortiori la divinité du Christ Selon lui, Jésus fut un génie religieux de premier ordre, mais son œuvre devait être prolongée et améliorée : Jésus n’est pas la plénitude de la Révélation. La poursuite de la tâche devait en incomber à Paul et à d’autres "Paul", les "pseudos", avec pour objet d’aboutir à une religion de l’homme, bien supérieure au christianisme des origines. En ce sens, Loisy salua la SDN et, à son tour, le Président américain comme le Messie des temps modernes. Sur la fin de sa vie, il fut quand même très amer de ne plus pouvoir célébrer la messe.

En 2002, les inévitables attaquants du catholicisme, Prieur et Mordillat — qui prient peut-être ? mais mordent à coup sûr (cf. "Corpus Christi" à la télévision) — ont publié leur ouvrage "Alfred Loisy" en prétendant que les thèses de Loisy étaient aujourd’hui acceptées par l’exégèse moderne ! Ben voyons... Certes, tel n’est pas le cas, mais les exégètes ont repris les positions chronologiques de Loisy.

 

L’application du mécanisme hégélien, sur la base du {triplet thèse, antithèse, synthèse} : il y eut d’abord le christianisme judéo-chrétien, puis un christianisme pagano-chrétien opposé au précédent, puis une synthèse (laborieuse) faite au IIe siècle avec les Actes des apôtres. Aujourd’hui, une telle approche est quand même considérée comme puérile et risible.

 

La méthode chronologique de Philippe Rolland : « J’attends qu’on me la démolisse ! » :
- Il dénonce le rabâchage de l’antériorité de l’épître de Jude à la deuxième épître de Pierre. Il démontre que cette antériorité ne tient pas, en faisant intervenir au passage l’épître aux Hébreux et la révolte de 66 : l’épître de Jude date de 64 ou 65 et l’épître de Pierre probablement de 63.
- Il reprend la datation de l’épître de Jacques généralement située à la fin du Ier siècle : en réalité elle serait datée de 56 (elle fait référence à l’épître aux Corinthiens qui fait référence, etc.) La méthode inférentielle de la datation est appliquée avec rigueur. Mais les confrères ne veulent entendre parler de rien. Dans l’état de la science actuelle, l’imprécision est totale, les événements datés à 30 ans près...

 

L’approche émotionnelle de l’abbé Pierre Grelot : « ... le livre de Philippe Rolland est nul et non avenu. On peut le mettre au pilon et la foi catholique n'y perdra rien... » La veste est taillée ! Quant à la réfutation valable, on attendra. Philippe Rolland a eu le malheur de commettre un lapsus, en utilisant à un endroit de son livre le terme "Ecclésiaste" au lieu de "Ecclésiastique" et il se prend un grand coup de Grelot... :
« Mais pourquoi donner au Siracide le nom d'Ecclésiaste, à trois reprises dans les pages 161-162 ? »
Encore un coup de Grelot à l’endroit de Philippe Rolland :
« Et quand il veut montrer que la deuxième épître de Pierre dépend de l'épître aux Hébreux (p. 195 s.), comment ne rend-il pas compte du fait certain que... »
Il ya là un problème, car justement pour Philippe Rolland, la deuxième épître de Pierre est antérieure à celle aux Hébreux !!! Le pourfendeur pointilleux mais fort distrait s’attaque aux moulins à vent...
http://www.esprit-et-vie.com/article.php3?id_article=274

Il faut dire que la Bible de Jérusalem dans l’introduction de sa version de 1998 (et des éditions suivantes) situe la 2e épitre de Pierre au milieu du 2e siècle, alors que Pierre est mort au plus tard en 67 : selon l’exégèse officielle, l’auteur de cette épître ne peut être un disciple de Pierre et il s’agit donc d’une invention sans rapport avec la tradition apostolique. Philippe Rolland en prend bonne note. Mais, dans son tableau récapitulatif final, la même Bible de Jérusalem a conservé la chronologie de l’édition de 1955, situant la rédaction de l’épître entre 70 et 80 (l’introduction dans cette édition est donc cohérente avec son tableau final). Mais, quelle coquille, quelle contradiction dans la nouvelle édition ! Le magistère doit faire quelque chose, ce qui a poussé Philippe Rolland à publier son ouvrage. Et que font les exégètes catholiques ? Ont-ils conscience des enjeux ?

 

Les propos de Paul VI à Jean Guitton :

« Il y a un très grand trouble en ce moment dans le monde et dans l’Église, et ce qui est en question c’est la foi. Il arrive maintenant que je me redise la phrase obscure de Jésus dans l’évangile de saint Luc “Quand le Fils de l’Homme reviendra, trouvera-t-Il encore la foi sur la terre ?” Il arrive que paraissent des livres où la foi est diminuée sur des points importants : que l’épiscopat se taise, qu’on ne trouve pas ces livres étranges, et c’est cela qui à mes yeux est étrange. Il m’arrive de relire l’évangile de la fin des temps et de constater qu’il y a en ce moment certains signes de cette fin. Est-ce que nous sommes proches de la fin ?  C’est ce que nous ne saurons jamais. Il faut toujours nous tenir prêts à la fin mais tout peut durer très longtemps. Ce qui me frappe quand je considère le monde catholique, c’est qu’à l’intérieur du catholicisme, une pensée de type non catholique semble parfois avoir le dessus et il se peut que cette pensée non catholique à l’intérieur du catholicisme devienne demain plus forte, mais elle ne représentera jamais la pensée de l’Église. »

 

http://www.vatican.va/holy_father/paul_vi/index_fr.htm


 

Chronique de Mélisande Chauveau : "Raconte-moi la musique"

 

La jeunesse de Yehudi Menuhin (1916-1999) - 5e épisode

(Yehudi Menuhin et Georges Enesco)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Yehudi_Menuhin


 

La carrière d'une grande artiste lyrique

 

Julia Brian, artiste lyrique, mezzo-soprano

http://mbensoussan.free.fr/brian.htm

Daniel Propper, pianiste suédois

 

Références du disque enregistré par Julia Brian, Noël Lee (piano) et Claude Estournet (alto)
http://www.maguelone.com/produit.asp?num=167

 

CD "Goldberg Variations", par Daniel Propper

http://www.cduniverse.com/search/xx/music/pid/7004197/a/Bach:+Goldberg+Variations+%2F+Daniel+Popper.htm

(pas encore sorti en France)

 

Furent évoqués :

 

Edvard Grieg (1843-1907)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Edvard_Grieg

 

Noël Lee, compositeur et pianiste

http://www.cdmc.asso.fr/biographies/h_l/leen.htm
http://www.amc.net/member/Noel_Lee/bio.html (en anglais)
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-musiques/biographies/fiche.php?numero=269

 

Le succès du "petit festival" (festival off) de Bayreuth, auquel a participé Julia Brian. Festival organisé parallèlement au grand festival (compter 13 ans pour avoir une place pour celui-ci...), il comporte les quatre opéras composant L’anneau du Nibelung (Der Ring des Nibelungen), mais en 4 heures au lieu de 16 heures (transcription réalisée par David Seaman).

 

Le désastre musical résultant de l’interprétation dans une autre langue des œuvres originales (accent tonique...)

 

On a entendu Julia Brian dans des extraits de
-  Der Jager und sein Liebchen (Brahms)
-  Sapphische Ode (Brahms)
-  Chants sérieux de Brahms (O, Tot, wie bitter bist du)

 

On a entendu Daniel Propper accompagner Julia Brian et interpréter
- Une toccatina qu'il a lui-même composée
- des extraits de la suite Holberg de Grieg (le prélude)
- des extraits des Variations Goldberg de Bach (A noter : c'est un label Skarbo)

 

On a entendu un extrait de Haugtussa de Grieg, interprété par Anne-Sophie von Otter


 

Annonces

 

Julia Brian et Daniel Propper seront reçus par Stéphane Goldet, productrice à France Musiques : écoutez-les sur France Musique, de 14h20 à 15h, le 5 octobre 2006. Au programme, une œuvre de Grieg : Haugtussa.

 

On entendra Julia Brian et Daniel Propper, le 7 octobre 2006, à 17 heures, à la bibliothèque de l'église suédoise, 9 rue Médéric à Paris XVIIe (Métro Courcelles). Au programme : Brahms, Grieg, Wagner.

 

catégorie : LJ Didier Rochard

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