26 juin 2005 7 26 /06 /juin /2005 23:00


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Né en 1922, Alain Griotteray il joua dès 1940 un rôle de premier plan aux débuts de la Résistance (il est titulaire de la médaille de la Résistance et membre fondateur de la Fondation de la Résistance)

En 1958, il prépara le «coup d'Etat démocratique» du 13 mai, relayé par les militaires depuis Alger, qui porta de Gaulle au pouvoir, en compagnie de Michel Poniatowski, Alexandre Sanguinetti, Jean-Baptiste Biaggi, anciens résistants de droite issus des commandos de la France libre. Cette action était des tinée à conserver une Algérie française...
Jean-Baptiste Biaggi et Alain Griotteray, respectivement président et secrétaire général du PPR, s'enfuient en Espagne d'où ils gagnent Alger dans un avion affrété par le général Franco. Ils parviennent à prendre contact avec Massu, mais sont refoulés par Salan, qui ne veut pas partager la vedette. (Quelques jours plus tard, les députés JM Le Pen et Jean-Maurice Demarquet connaîtront le même sort).

En 1976 Alain Griotteray est Commandeur de la Légion d'honneur ; il est élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur par décret du 13 juillet 2001 (NOR : PREX0104975D).

Administrateur de sociétés, écrivain, mémorialiste, journaliste, Alain Griotteray est également un homme politique de droite engagé (un temps aux côtés de l'UDF), et un patriote grand serviteur des intérêts de la France.
Il fut notamment élu au Conseil de Paris, député du Val de Marne de 1967 à 1973, puis de 1986 à 1997, et maire de Charenton-le-Pont (commune limitrophe de Paris) de 1973 à 2001. Il est également membre honoraire du Secours de France.

Il fut reçu à la Maison Blanche par Ronald Reagan au début de sa présidence.

Alain Griotteray fut le principal artisan de la création et de l'essor du du Figaro Magazine, où il a publié de nombreux éditoriaux. Il y fit la connaissance de Jean Ferré à l'époque où ce dernier tenait la chronique radio et télévision.
Hélas, il fut récemment évincé du Figaro-Magazine, lors de l'arrivée de Patrick de Carolis à la direction de ce journal :
"Quelques semaines après son arrivée en tant que directeur général, Patrick de Carolis a donné une nouvelle ligne au " Figaro Magazine " : cap à gauche. Ce virage est symbolisé par l'éviction d'un des fondateurs du journal, l'éditorialiste Alain Griotteray, qui symbolisait mieux que quiconque la résistance de la droite de conviction au politiquement correct.
Alain Griotteray dénonçait l'excès d'impôts, de dépenses publiques et d'immigrés. Il était contre le bombardement de la Serbie, la création d'un État musulman ethniquement pur au Kosovo, ou la mise au pilori d'Israël confronté au terrorisme palestinien. Contre l'euro et le très grand État européen. Contre José Bové, Daniel Cohn-Bendit ou Lionel Jospin. Il plaidait pour la liberté, la responsabilité, les fonds de pension, la tolérance zéro, la nation. Pour Reagan, Thatcher, Berlusconi ou Bush.
Pour la droite. Contre la gauche. Un souverainiste, libéral, conservateur, inlassable défenseur de l'Occident chrétien et de ses valeurs. Alain Griotteray était le dernier à tenir cette ligne. Sans complexe. Avec conviction et talent.
Il a été remplacé par Yves Messarovitch, exemple-type du journaliste de la droite molle, dénué de réel esprit critique, qui appartient en réalité au centre gauche."

(extrait d'une chronique d'Arthur Laurier sur le site :
http://www.les4verites.com )

Alain Griotteray est souvent invité au libre-journal de Jean Ferré, pour des discussions sur l'actualité politique en compagnie de Michel Junot (ou de Michel Poniatowski, avant le décès de ce dernier).
Il dirige également, depuis 2 ans, son propre libre-journal sur Radio-Courtoisie.

Les rapports parlementaires récents

En 1994, répondant à une mission confiée par Edouard Balladur (alors premier ministre), Alain Griotteray (alors député du Val-de-Marne) plaide pour l'accélération des privatisations. Il vise en vrac : Renault, Thomson, Air France, La Poste, EDF, GDF, ... et propose également la vente du parc des logements HLM à leurs locataires.
"La privatisation de l'ensemble du secteur industriel concurrentiel s'impose car l'Etat est un actionnaire défaillant et un piètre stratège" déclare Alain Griotteray.

En 1996, Alain Griotteray fut chargé d'une enquête parlementaire sur l'audiovisuel public. En épluchant les contrats signés par Jean-Pierre Elkabbach, patron de France Télévision, il a découvert qu'une poignée de vedettes (exemple : JL Delarue avec des revenus de 1 million de francs par mois) bénéficiaient, au travers des sociétés de production leur appartenant, de conditions commerciales exceptionnelles : budgets imposants, chiffres d'affaires garantis et droits d'exclusivité exorbitants. Un système de rentes de situation devenu quasi industriel depuis la privatisation des réseaux de télévision hertziens. Mais le plus curieux est que ce soit une chaîne du service public qui l'ait poussé à son paroxysme.
"Ces gens revendent très cher à la télévision la célébrité qu'elle leur a apportée", tempête Alain Griotteray. A l'issue de cette enquête, il a écrit un livre : "L'argent de la télévision".

Positionnement politique

Alain Griotteray est épris tout à la fois de liberté et d'engagement, et revendiquant hautement son indépendance, d'esprit comme d'appartenance politique, n'hésitant pas à critiquer les errances et les turpitudes de la droite parlementaire et présidentielle. Alain Griotteray ne fait pas partie de la droite sectaire, et a approuvé l'idée de désistement réciproque à droite lancée par le délégué général Bruno Mégret, avant la scission du FN.

En 1994-1995, il a participé à la création du club Idées-Action (fondé par Alain Madelin)
En 1996, Alain Griotteray a soutenu la création de la formation politique éphémère de Claude Reichman : le Parti pour la Liberté (PPL)
En novembre 1998 : il a participé, avec Michel Poniatowski, au congrès fondateur de La Droite de Charles Millon à Paris (devenue l'année suivante : la Droite Libérale et Chrétienne (DLC)..

L'ACTION DANS LA RESISTANCE

Alain Griotteray est un Résistant de la première heure. Dès 1940, à l'âge de 18 ans, il fonde dans la clandestinité avec quelques amis dynamisés par Henri d'Astier de la Vigerie (résistant et journaliste ayant appartenu à l'Action Française), le réseau de résistance "Orion". Il est alors le plus jeune chef de réseau de la résistance.
Comme il l'écrit lui-même, il faisait partie de ces "quelques écervelés qui entrèrent d'emblée dans la résistance active".

Orion est un réseau de renseignement qui se révèlera des plus utiles à ceux qui préparent le débarquement américain en Afrique du Nord. Après novembre 1942, à la recherche de nouvelles missions, les agents de ce réseau Orion vont organiser d'innombrables évasions par l'Espagne (qui alimenteront les Commandos de France créés par d'Astier) et se reconvertir dans le renseignement militaire en métropole. Agents d'Orion comme commandos du Détachement Spécial, tous participeront activement aux combats de 1944 pour la Libération de la France.

Le 11 novembre 1940, Alain Griotteray organisa avec d'autres à l'Arc-de-Triomphe, la grande manifestation d'étudiants qui défièrent l'occupant allemand, en colère contre la passivité de son peuple qui tolérait que la France fût à ce point abaissée. C'était la première manifestation de résistance contre les forces ennemies occupant Paris. Parmi les personnes arrêtées se trouvaient 19 étudiants et 93 lycéens : les jeunes avaient montré collectivement leur engagement précoce contre l'occupant.

La manifestation, relatée par l'Action Française :
"Les troupes d'occupation avaient bien entendu interdit toute commémoration de la victoire de 1918. Les étudiants et lycéens parisiens décidèrent d'en faire un symbole de résistance. L'initiative de la manifestation revient largement à la Corpo de droit, fondée en 1934, et largement pénétrée par les idées de l'Action française. Il y eut bien sûr d'autres nationaux, des gaullistes de la première heure, et même quelques communistes bravant les ordres du parti, mais les principaux animateurs de la manifestation, Jean Ebstein-Langevin, vice-président de la Corpo, Alain Griotteray , André Pertuzio président de la Corpo, étaient issus de la mouvance royaliste.
Parmi les nombreux lycéens de Buffon, Janson de Sailly, Saint-Louis, présents ce jour-là, beaucoup de royalistes également dont un certain Roger Nimier, le futur romancier alors collégien au lycée Pasteur de Neuilly. Vers 17 h 30, plusieurs milliers de manifestants convergeaient donc vers l'Étoile. 155 d'entre eux furent incarcérés à la prison de la Santé, la plupart furent libérés un mois plus tard. Dans la presse collaborationniste, celle de Doriot et de Déat, la manifestation fut largement dénoncée comme un coup des camelots du roi. Les traîtres ne s'étaient pas trompés."


Cette manifestation est commémorée par une plaque en haut des Champs-Elysées, ainsi que par un défilé annuel de l'Action Française.

"Comme l'a bien montré Alain Griotteray, c'est la droite nationale qui a été à la pointe du combat contre l'occupant de l'époque, et la légende d'une droite-collabo et d'une gauche résistante a été forgée de toutes pièces par les communistes après la guerre. Qui ose ainsi nous calomnier ? Ceux qui signèrent le pacte germano-soviétique ? "
Citation de Jean-Marie Le Pen


FILMOGRAPHIE

"A propos de la libération de Paris"
ALAIN GRIOTTERAY 10 avril 1989 / série : Mémoires parisiennes
réalisation Vidéothèque de Paris - documentaire 1989 couleur 37min
Alain Griotteray, alors membre du réseau de renseignement et d'évasion Orion, évoque sa participation à titre personnel à la Libération de Paris.
"A propos de la Libération de Paris" est une série qui rassemble 35 interviews de personnalités, acteurs ou témoins des journées historiques d'août 1944. Philippe Ragueneau, journaliste et ancien résistant, a recueilli leurs témoignages.

Ce document fait partie d'une collection de films visionnables dans la salle de consultation du Forum des Images, sur place uniquement. Il n'est proposé, ni à la vente, ni au prêt (référence : VDP3924)

BIBLIOGRAPHIE

"1940, la droite était au rendez-vous : qui furent les premiers résistants ? " Editions Robert Laffont (1985)
"1940 : Qui étaient les premiers résistants ?" (avec une postface de Jacques Soustelle), L'age d'homme (1999)
(réédition augmentée du titre précédent)

"L'âme d'un peuple" Editions L'Age d'Homme
Le dévouement inlassable de la résistance en armes au combat de plume, d'un homme à sa patrie. Qui n'est ni un État, ni un territoire : une âme? L'auteur trouve les mots justes pour nous décrire son amour de la France et des Français. Mais il est en même temps la dénonciation d'un système quasi-institutionnalisé d'anesthésie, de destruction de la mémoire d'un peuple car c'est pour beaucoup par la connaissance de son histoire qu'un peuple forge son identité et se donne les moyens de résister. A l'attention de ses compatriotes, abattus ou déboussolés, Alain Griotteray a préparé ce généreux aide-mémoire.

"Si la France parlait... " Editions Fayard (1973)

"Non à la constitution Pour une certaine idée de l'Europe", (en collaboration avec Etienne Tarride, préface de Pierre Messmer), Editions du Rocher (2005)
les Français seront appelés à se prononcer au printemps par référendum sur un projet de constitution. Alain Griotteray et Étienne Tarride leur proposent de répondre " NON " !Pour convaincre, ils se sont répartis la tâche : au premier la passion, au second la raison. C'est l'amour de la France qui inspire Alain Griotteray ; il ne supporte pas ceux qui ne croient plus à la patrie mais proposent en même temps l'entrée de la Turquie, animée d'un nationalisme farouche.

"POLITIQUE D'ABORD" Editions ALBATROS (1991)

"Anatomie du Parti communiste français"

"Lettre aux giscardo-gaulliens"

"La fraude ?lectorale de la gauche" ouvrage collectif par par R. Drago, J.Y. Le Gallou, Pierre-Christian Taittinger, Alain Griotteray, Editions Albatros (1983)
Le récit des malversations politiques et de la fraude organisées par la gauche aux élections municipales de 1983 à Marseille, Antony, Sarcelles, Aulnay, etc ...

"L'ARGENT DE LA TELEVISION" Editions du Rocher (1996)
L'enquête stupéfiante d'Alain Griotteray sur les excès financiers dans l'audio-visuel public.

"LA DROITE PEUT-ELLE DETRUIRE LA FRANCE ?", Editions du Rocher (1993)

"Les années Jospin Chroniques du temps perdu Editions des Syrtes (2000)
Alain Griotteray comptabilise les erreurs de Jospin : 35 heures, emplois-jeunes, couverture maladie universelle, régularisation des immigrés, augmentation des impôts et des dépenses publiques... Son immobilisme sur les grands problèmes : retraite, éducation, sécurité.
Après l'euphorie d'une dévaluation, vient le temps de l'addition. Faits divers, statistiques, comparaisons internationales, rapports enterrés. De la recette d'Aznar au miracle irlandais, de l'horreur du Kosovo à l'affaissement de la droite, Griotteray analyse l'essentiel, sans céder au politiquement correct. Indispensable pour comprendre la méprise Jospin.

"UNE IDEE CERTAINE DE LA FRANCE" Editions France Empire (1998)
Alain Griotteray, qui s'éveille tous les matins en se demandant comment sauver la France, a posé la question aux générations qui suivent la sienne. Il a réuni les réponses dans ce recueil : un économiste renommé côtoie une philosophe personnaliste, un défenseur hardi de la liberté, une plume qui monte, un grand reporter, des essayistes de talent, des magistrats engagés, un avocat réputé, un apprenti normalien, un universitaire de vingt ans. Chacun a répondu, selon son tempérament, avec passion ou avec humour, faisant part de ses doutes et de ses espérances. L'ensemble débouche sur une idée certaine de la France.
Avec les participations d’Éric Zémour, Paul-Marie Coûteaux, Harold Labesse, Véronique Grousset, Chantal Delsol, Didier Gallot, Robert Colonna d'Istria, Jean-Jacques Rosa, Jean-Christophe Mounicq, Georges Fenech, Alexandre del Valle, Christian Jelen, Stéphane Hoffmann, Gilles William Goldnadel, Hugues Anselin-Hémery, Alain Paucard. Alain Griotteray est convaincu qu'il existe encore des jeunes gens qui, tels ceux de 1940, animés d'une égale passion pour leur pays, "seraient prêts aux mêmes sacrifices si la France était à nouveau menacée de s'éteindre".

"Mémoires Aimer et servir la France" Editions du Rocher (2004)
Dans ces mémoires, on voit successivement défiler le Paris estudiantin de l'entre-deux-guerres, dominé par l'Action française de Maurras, la guerre, l'Exode, l'Occupation et le lumineux sursaut incarné par les premiers résistants. Dans la période qui suit le deuxième conflit mondial, les guerres coloniales et la décolonisation sont à l'honneur, de même que le retour au pouvoir du général de Gaulle, dont Alain Griotteray fut toujours un fidèle.

"Les raisons de ma colère" Editions du Rocher (2002)
La colère envahit Alain Griotteray chaque fois que son pays gâche son potentiel, lorsque se confirme qu'à force d'assistanat généralisé et de matraquage fiscal, le français est devenu un pauvre de l'Union européenne (douzième niveau de vie sur quinze). Colère quand la violence est multipliée par quatre en vingt ans, quand nos forces de l'ordre se font tirer comme des lapins. Colère d'entendre les jeunes Français maghrébins siffler La Marseillaise au stade de France. Colère contre ceux qui refusent de voir les liens entre l'islam, l'islamisme et la guerre. Colère contre l'abandon de la Corse. Colère contre les soixante-huitards et autres trotskistes qui, jour après jour, en masquant les vérités qui dérangent, sapent les fondements de la nation. Colère contre les falsificateurs de l'histoire qui, à coup de repentances, démoralisent le peuple. Colère contre la droite molle et la gauche folle qui, d'erreurs en lâchetés, conduisent la France sur la pente d'un déclin auquel il ne se résoudra jamais.

"Je ne demande pas pardon" Editions du Rocher (2001)
Alain Griotteray reprend le flambeau du gaullisme indépendant pour un nouveau combat. Un combat pour l'Histoire. Au travers des visions "hémiplégiques" de la guerre ou de la décolonisation, il met à nu les mécanismes du dédain français. La détestation du passé de notre pays est devenue la manière la plus commune d'éviter de réfléchir. Sauf à réagir, on ne construira pas l'avenir sur un tel rejet, mais on se fabriquera un vrai déclin

"VOYAGE AU BOUT DE L'ALLEMAGNE L'Allemagne est inquiétante" Editions du Rocher (1999)
(en collaboration avec Jean de Larsan)
Faut-il avoir peur de la Grande Allemagne ? Depuis un Siècle, l'ignorance des réalités allemandes a précipité la France dans toutes les tragédies qu'a connues l'Europe. Tour à tour séduits par le romantisme germanique ou fascinés par l'efficacité allemande, les Français n'ont opposé que leur faiblesse et leur rêve au dynamisme de leur voisin. Après la chute du IIIe Reich, ils ont vu avec surprise, sympathie et admiration le relèvement et l'avènement de la démocratie en République fédérale. Ils ont applaudi à la chute du mur, sans tirer les conclusions de l'unification. Les deux auteurs sont allés au c½ur de l'Allemagne, mettent à nu son histoire, sa géographie, ses habitants, ses hommes politiques, leur stratégie, leurs peurs comme leurs arrogances. Ils décortiquent le nouveau pangermanisme, pacifique et tranquille et mettent en garde la France devant la nouvelle bourde historique qu'elle est en train de commettre, en se livrant corps et âme à une Europe fédérale.

"LA DROITE MOLLE Chronique d'une déroute méritée" Editions Plon (1997)
Suite à la désastreuse dissolution de 1997 où la droite, qui tenait tous les leviers ( l'Elysée, l'Assemblée, le Sénat) a basculé dans le précipice, Alain Griotteray a voulu voulu dresser une sorte de portrait éclaté de cette droite telle qu'il a appris à la connaître au fil des ans, avec ses qualités, ses défauts, et surtout cette pente fatale qui la pousse si souvent à avoir honte d'être ce qu'elle est : "Si mon livre permet à la droite de se ressaisir un tant soit peu, il n'aura pas été inutile".

"Diên Biên Phu, Pourquoi en est-on arrivé là ?" Editions du Rocher (2004)
Voilà maintenant un demi-siècle, loin, très loin de la France, Diên Biên Phû tombait. Dix ans à peine après s'être couverte de gloire pendant les campagnes d'Italie, de France et d'Allemagne, l'armée française subissait, à nouveau, une défaite cuisante. Cette défaite, qui annonce la mort prochaine de la IVe République condamnée par l'instabilité ministérielle, marque la fin d'une époque d'innocence. L'innocence d'une France libérée du joug de l'occupant, d'une France restaurée dans sa souveraineté nationale et forte des valeurs humanistes de la Résistance. Or c'est cette France qui, à l'occasion des guerres de décolonisation, va faire la triste expérience de l'incompatibilité entre les valeurs " civilisatrices" de la IIIe République et les valeurs " régénératrices " de la IVe. Tout cela, Alain Griotteray le conte avec passion, avec fougue, avec toute la force du patriotisme intransigeant qu'on lui connaît. Témoin engagé, et ô combien agissant, des événements de ce temps, l'auteur offre avec cet ouvrage une mise en perspective indispensable à la compréhension exacte de l'issue du combat de Diên Biên Phû. Le lecteur découvre ainsi, au fil des pages, les man½uvres du personnel politique et militaire de la IVe République, les aspirations des élites vietnamiennes occidentalisées, les complots tramés à la cour de l'infortuné empereur Bao Dai. Par ailleurs, l'ouvrage permet aussi d'assister à l'ascension irrésistible de Ngo Dinh Diem, autre dirigeant vietnamien de premier plan au destin funeste. Ecrit sans nostalgie et sans ranc½ur, mais avec une conscience aiguë des nombreuses occasions manquées, Diên Biên Phû est un livre indispensable à tous ceux que l'histoire récente de la France passionne.

Alain Griotteray a également participé àux ouvrages suivants :

- "Le patriotisme des Français sous l'Occupation" (François-Georges Dreyfus, Editions de Paris, 2000), qui rassemble de nombreux témoignages et contributions et montre que la grande majorité des Français était anti-allemands. Alain Griotteray y décrit la naissance des réseaux de résistance.

- "Le Livre blanc de l'armée française en Algérie" (ouvrage collectif, Editions Contretemps). Cet album est dû à l'initiative d'officiers de réserve qui ont fait appel à des historiens reconnus, à des acteurs et à des témoins indiscutés et indiscutables, à des écrivains et des journalistes de talent. Cet ouvrage ne prétend pas faire l'histoire de la guerre d'Algérie, dont il se contente d'éclairer des aspects mal connus, oubliés ou contestés. On y trouve notamment des écrits de Hélie de Saint-Marc, Jean-Yves Alquier, des généraux Schmitt, Gillis, Meyer et Morillon, des commandants Oudinot et Guillaume, de Michel Déon, François Gibault, Vladimir Volkoff, Stéphane Denis, Tixier-Vignancour et Jean-Marc Varaut. Alain Griotteray y rédige une contribution contre les porteurs de valises du FLN et leurs soutiens en France.

- "LE CRAPOUILLOT (n° 68 : La bataille de Paris" février mars 1983. Articles de J. Roberto, Alain Griotteray, Dominique Jamet, J. Montaldo, etc.

- "Géopolitique - n°53", printemps 1996, "Du bon usage du referendum" - La réforme constitutionnelle française qui étend le champ référendaire s'adapte à la question posée par l'introduction de la monnaie unique.


CITATIONS

" Le Général de Gaulle a pris le parti de transformer les structures, pour le moins fatiguées, de notre pays? C'est la voie des réformes. C'est la tâche d'une génération, c'est la seule qui puisse éviter les révolutions dont mai 1968 était les prémices."
Alain Griotteray (déclaration citée dans Le Monde du 12-4-69).

""Fermer ma gueule"n'a jamais été mon fort. Depuis 1940, je ne me suis plié qu'à une seule discipline : celle du courage et de la vérité."

"L'autre loi Gayssot, immatérielle celle-là, présente l'intérêt supplémentaire d'être rétroactive : elle travaille à revisiter l'Histoire. Elle inspecte les écrits et les dires du temps jadis, se moque des anachronismes, et tranche du bien comme du mal. Au point d'instaurer une nouvelle morale bourgeoise, bien plus forte que la morale victorienne : les bons sentiments y règnent en maîtres, l'hypocrisie et la lâcheté aussi."
Alain Griotteray dans le Figaro

"Aujourd'hui, nous avons devant nous quelque chose que j'ai appellé la "droite molle" , qui est en train de devenir une "droite folle", et qui fait tout sauf s'opposer. Et quand elle fait des passerelles - et on m'accuse de faire des passerelles entre la droite et le Front national -, elle, c'est avec le Front républicain, les passerelles avec la gauche. Ce n'est pas la droite, c'est la "nouvelle gauche » : une nouvelle gauche mollassonne, au centre,le marais..."
Alain Griotteray le 06 juin 1998


[sources:
http://courtoisie.forumactif.com/viewtopic.forum?t=88
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Griotteray ]


 

 

 

Libre Journal du mercredi midi, toutes les 4 semaines

 

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