(hommage à Régine Crespin)
promenade autour d'Offenbach - 1re partie
Régine Crespin (1927-2007)
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http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gine_Crespin
Jacques Offenbach (1819-1880)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Offenbach
Les Carnets de Courtoisie sont désormais accessibles à
carnets-de-courtoisie.overblog.com
Ce site en constitue les archives de 2005 à 2012.
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[article rédigé avec l'aide de P. E. Prouvost d'Agostino, merci à lui !]

"Plaisirs d'Amour", sur France Musique
http://www.radiofrance.fr/francemusique/em/plaisirs/pres.php?e_id=30000011
"Carrefour de Lodéon" sur France Inter
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/carrefourdelodeon/
"Les Grands Concerts de Radio-France" sur France Inter
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/lesgrandsconcerts/
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[article rédigé avec l'aide de P. E. Prouvost d'Agostino, merci à lui !]
voyage dans la musique et la littérature fantastique
Alain Feydeau, comédien, écrivain
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Feydeau
"Mauvaise heure pour être seul"
furent évoqués :
le fantastique
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fantastique
Jacques Offenbach : sous le fou-rire de l'amuseur de génie, ricanait le sarcasme, et affleurait l'inquiétante étrangeté qui s'exprimera dans son ultime chef-d'oeuvre, "Les Contes d'Hoffmann"
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Offenbach
Le Docteur Miracle et Antonia dans les "Contes d'Hoffmann" (photographie des interprètes lors de la création en 1880). Incarnation du Mal, le Docteur incitera la jeune fille à chanter, jusqu'à ce que mort s'ensuive, en s'aidant de son violon démoniaque.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Contes_d'Hoffmann
Le Docteur Miracle, agitant ses flacons : des "remèdes" plus inquiétants que le mal qu'ils prétendent soigner.
La Mort d'Antonia, "morte d'avoir chanté", victime de son amour de l'art, sous le rire de triomphe du Docteur Miracle, parvenu à ses fins en arrachant ainsi la jeune fille à l'amour d'Hoffmann.
Ernst Theodor Amadeus Hoffmann (E.T.A. Hoffmann) : conteur, compositeur et peintre, l'un des "inventeurs" de la nouvelle fantastique, où l'inquiétude naît des distorsions de la réalité, et où la mort et la démence écoutent aux portes, en guettant leurs proies. (Autoportrait par lui-même)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst_Theodor_Amadeus_Hoffmann
Les "Contes Fantastiques" d'Hoffmann, illustrés par le Français Bertall : l'intrusion, dans le quotidien, de créatures hybrides, mi-grotesques, mi-monstrueuses est un des ressorts habituels de l'art étrange de l'écrivain.
Le jeune Franz Schubert : dans nombre de ses Lieder, le ton de déréliction et de désespoir frise le malaise, et transmet à l'auditeur un sentiment d'hallucination éveillée.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Franz_Schubert
Un pont esthtique entre deux mondes : celui du romantisme fantastique allemand et celui du merveileux slave, oscillant entre le conte de fées et la diablerie : Coppelius (personnage d'Hoffmann) et sa poupée mécanique, par le grand peintre du cercle du "Monde de l'Art" de Diaghilev : Léon Bakst
Piotr Tchaïkovsky, qui trouva dans le sujet de "La Dame de Pique" un écho à ses propres angoisses, ce qui l'amena à se confesser dans cet opéra, à travers une musique oppressante, amplifiant de façon impressionnante le fantastique grotesque et macabre de la nouvelle de Pouchkine.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Piotr_Ilitch_Tcha%C3%AFkovski
Modeste Tchaïkovsky, qui adapta Pouchkine pour son frère, et qui, sous son influence, poussa jusqu'à l'horreur l'atmosphère de la nouvelle orginelle.
http://en.wikipedia.org/wiki/Modest_Ilyich_Tchaikovsky (en anglais)
Pouchkine aimait se "délier la plume" en dessinant dans les marges. Ici, son profil caractéristique, "vu par lui-même", sans complaisance.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Pouchkine
Couverture de la nouvelle d'Alexandre Sergueïevitch Pouchkine : "La Dame de Pique", dans la très belle édition de 1905, illustrée par Alexandre Benois, autre grand peintre des "Ballets Russes"... et grand amateur de littérature fantastique.
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Dame_de_pique
Marguerite Moreno au cinéma, dans le rôle de la maléfique Comtesse détentrice du secret des "trois cartes", principal ressort de l'histoire de la "Dame de Pique".
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite_Moreno
Hermann, entré nuitammment chez la Comtesse, se trouve face-à-face avec son destin. Il tuera, par mégarde, la "vieille sorcière" et deviendra fou, hanté par le remord, poursuivi par son fantôme ricanant, perdu par l'obsession de gagner au jeu, grâce au secret qu'il a cru lui arracher.
[article rédigé avec l'aide de P. E. Prouvost d'Agostino, merci à lui !]
le centenaire des ballets russes de Serge de Diaghilev - 2e partie
Cette émission fait suite au LdJ P.-E. Prouvost d'Agostino 26/3/2007
furent évoqués :
Igor Stravinsky, jeune révélation musicale de l'année 1910 avec l' "Oiseau de Feu", portraituré par le peintre des célébrités parisiennes et ami de Marcel Proust, Jacques-Emile Blanche.
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Tamara Karsavina dans le rôle-titre de l' "Oiseau de Feu".
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La même, avec son partenaire Adolph Bolm qui incarne le rôle d'Ivan-Tsarevitch, héros de ce ballet inspiré par un des plus célèbres contes russes.
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Igor Stravinsky et Vaslav Nijinsky en costume de Petroucka : le musicien et son interprète.
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Nijinsky en Petrouchka
(gouache de Georges Lepape)
Photograhie du maquillage de Nijinsky dans "Petroucka" : le masque du risible pantin déchiré de douleur humaine...
Si différent du Nijinsky qu'on voit ici, la même saison (!), dans le rôle "romantique" du Prince Abrecht, dans "Giselle"...
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Les extraordinaires et pittoresques décors d'Alexandre Benois pour "Pétrouchka"
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(la Fête de la semaine grasse à St Pétersbourg, en 1830)
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(la chambre du Maure, rival de Petrouchka dans le coeur de la Ballerine)
Alexandre Benois : Costume de la Ballerine volage qui brise le cœur de Petrouchka (pour Karsavina).
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Quelques uns des personnages hauts en couleur de "Petrouchka" (costumes d'Alexandre Benois, d'après des gravures poulaires russes du XIXe siècle)
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L'extraordinaire talent de coloriste de Léon Bakst éclate dans ces costumes pour le très beau ballet "Narcisse", une des plus intéressantes partitions de Alexandre Tcherepnine :
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Stravinsky et son confrère Debussy : une admiration réciproque, et deux esthétiques divergentes, dont le "Sacre du Printemps" marquera l'irréconciliable rupture.
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Le décor de Léon Bakst pour "L'Après-Midi d'un Faune" : une toile fauviste, pour un ballet à la chorégraphie voulue, par Nijinsky, dépouillée jusqu'à l'épure, à la manière des bas-reliefs antiques.
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Costume de Nijinsky dans "L'Après Midi d'un Faune" par Léon Bakst : une des plus belles aquarelles du peintre, et un hommage à l'ineffable grâce du danseur.
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Costume de Bakst pour une des Nymphes : l'inspiration des Korés primitives grecques est flagrante.
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Nijinsky dans le rôle du Faune : la bestialité sensuelle assumée de ses mimiques, le collant trop suggestif, ajusté à même la peau, l'érotisme appuyé du "pas de deux" avec le voile abandonné par la Nymphe soulevèrent l'indignation des ligues de vertu, relayées par le directeur du "Figaro", Gaston Calmette.
Le Faune et la Nymphe : exemple des positions voulues par Niinsky, d'après les statues grecques archaïques et les figures des vases antiques.
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Les décors originaux de Nicolaï Roerich pour les deux tableaux du "Sacre du Printemps" : une évocation résolument barbare des rites de la Russie païenne, qui poussa Stravinsky à écrire une des plus violentes et fascinantes partitions de la musique du XXe siècle, dont la force d'évocation dépasse de loin l'illustration du thème développé dans le ballet.
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Costume de l'Elue (d'après Roerich) : l'héroïne du "Sacre" doit danser jusqu'à la transe et jusqu'à la mort, afin d'appeler la fertilité sur la terre des ancêtres. Cette âpreté désespérée de l'argument du ballet ajouta au scandale occasionné par la musique de Stravinsky et la chorégrahie de Nijinsky, toutes deux sans concessions.
Une des rares photograhies des danseurs du "Sacre" (parue dans "Comedia"de Mai 1913) donnant une idée de la gestuelle anguleuse et saccadée que Nijinsky avait élaborée, prenant le contrepied de toutes les figures "gracieuses" du Ballet Classique. Un critique choqué s'écria : "Ce n'est pas le Sacre, c'est le Massacre du Printemps" !
[article rédigé avec l'aide de P. E. Prouvost d'Agostino, merci à lui !]
le centenaire des ballets russes de Serge de Diaghilev - 1re partie
Jean-Bernard Cahours d'Aspry, musicographe, peintre, écrivain, directeur de l'association et de la revue "Le Monde des Arts et des Lettres"
Comité Diaghilev de commémoration du centenaire des Saisons russes
http://blog.rc.free.fr/blog_divers/comite%20diaghilev.doc
Serge de Diaghilev (1872-1929) : découvreur de talents, animateur et imprésario de génie qui, en vingt ans d'activités artistiques (1909/1929) a "inventé le XXe siècle".
(portrait par son ami Léon Bakst)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_de_Diaghilev
furent évoqués :
Deux élégantes couvertures de "Mir Isskustva" (Le Monde de l'Art), la revue lancée par Diaghilev, tribune où s'exprimèrent les créateurs de la jeune garde artistique pétersbourgeoise, et qui fut l'organe fédérateur d'où sortit l'esprit "ballets russes".
Chaliapine dans "Boris Godunov", tel qu'il apparut au cours de la première Saison organisée par Diaghilev en 1906, fascinant aussitôt le public parisien.
(Tableau de Golovine)
Le décor des "Danses Polovstiennes" de Borodine par N. Roerich (1909). Ravel (entre autres) fut "renversé" par l'audition de cette musique "somptueuse et barbare"
Le décor du "Pavillon d'Armide", premier ballet présenté par Diaghilev en 1909 (avec les "Danses Polovstiennes" et "Le Festin"), au théâtre du Châtelet.
(maquette d'Alexandre Benois)
Costume de Nijinsky dans "Le Pavillon d'Armide" : le premier "saut" du jeune danseur prodige et protégé de Diaghilev dans la célébrité.
Sa partenaire : Tamara Karsavina, dans le rôle de l'Enchanteresse Armide. La grâce de cygne de la femme Russe, magnifiée par l'eurythmie de la danse.
Le Harem, décor du ballet "Schéhérazade"
(par Léon Bakst)
Et le costume de l'héroïne, pour la danseuse Tamara Karsavina...
Scène de "Schéhérazade". Le "frisson nouveau" de l'exotisme et de l'érotisme débridés des "Ballets Russes".
Nijinsky, "star" des Ballets Russes, dans le rôle du Nègre au turban doré de "Schéhérazade" : le sacre de la danse virile.
Ida Rubinstein : dont le style et les poses de "femme fatale" influenceront les grandes actrices du cinéma hollywoodien (Rôle de Zobéïde, la Sultane infidèle, dans "Schéhérazade").
Nijinsky dans "Le Spectre de la Rose"... Seul...
...et avec T. Karsavina. Sur une musique de Weber, un ballet de rêve romantique, et une de ses plus fantastiques et troublantes incarnations.
Jacqueline Willemetz :
"Albert Willemetz : catalogue raisonné de son œuvre"
"Albert Willemetz : le prince des années folles"
http://www.albert-willemetz.com/parution.htm
Albert Willemetz (1887-1964)
http://www.albertwillemetz.com
http://www.durand-salabert-eschig.com/formcat/varietes/WILLEMETZ1998.pdf