28 novembre 2006 2 28 /11 /novembre /2006 12:00


[article rédigé par Antonio, merci à lui !]

 

le théâtre français à Saint-Pétersbourg

 

Vladimir Fédorovski, historien, romancier

http://www.librairie-gaia.com/Fedorovski.htm#Biographie

 

Furent évoqués :

 

L’amour des Russes pour le théâtre français.

 

Pierre le Grand, créateur de Saint-Pétersbourg, qui aimait la France, y est venu chercher la beauté. Au début du XIXe siècle, la ville comptait 9 théâtres français...

 

Napoléon, qui inspire toujours les Russes, qui continuent par exemple à se déguiser en maréchaux d’Empire. En 1815, le Tsar a ramené des canons d’Austerlitz aux Invalides pour honorer la bravoure des Français, tandis qu’aujourd’hui Vladimir Fédorovski regrette que nous n’ayons pas fêté Austerlitz.

 

Mademoiselle George (1787-1867) qui fit des débuts mouvementés dans le rôle de Clytemnestre, mère d’Iphigénie (rôle tenu par mademoiselle Duchesnois (1777-1833), en l’occurrence plus âgée que sa "maman"). Le public prend parti et la voilà dans le lit de Bonaparte, avant de filer discrètement direction Saint-Pétersbourg, rejoindre le comte Alexandre Benckendorff (1783-1844), qui sera plus tard le bras droit et le confident du tsar Nicolas Ier (Benckendorff fut l’inventeur de la "haute police", des services secrets).
Mademoiselle George partagea ainsi sa vie sentimentale entre Napoléon, Benckendorff, Alexandre Ier (pas trop quand même) et... quelques autres. Elle fut enterrée sans sa robe de Rodogune qui lui avait été offerte par le tsar du temps de son séjour à Saint-Pétersbourg entre 1808 et 1813, quand elle subjuguait  les Pétersbourgeois.

Mademoiselle George et ses camarades de jeu Napoléon et Alexandre Ier

  

 

"La couronne théâtrale disputée par les Demoiselles Duchesnois et George Weimer"

 

A propos de Mademoiselle George
http://www.napoleon.org/fr/salle_lecture/biographies/files/mlle_george_comedienne.asp
http://www.theatre-des-varietes.fr/archives/spectacles/1892_samuel/1901_mademoiselle_george/analyse.htm

 

Ivan Tourgueniev (1818-1883)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ivan_Tourgueniev

 

La datcha à Bougival, là où il écrivit "Terres vierges" et "Poèmes en prose"

http://www.terresdecrivains.com/article.php3?id_article=190

 

"Mémoires d’un chasseur"

 

Guy de Maupassant (1850-1893), écrivain majeur chez les Russes (notamment pour ses nouvelles) et qui a influencé Vladimir Fédorovski, qui rappelle que Tourgueniev fut un des parrains littéraires de Maupassant, dont les "Contes de la bécasse" s’inspirent des "Mémoires d’un chasseur".

http://maupassant.free.fr

"Contes de la bécasse"

http://jeanpaul.blin.free.fr/maupassant/doc/Les_Nouvelles_de_%20Maupassant-28.htm

 

Lucien Guitry qui prénomma son fils Alexandre (diminutif : Sacha), en souvenir de Saint-Pétersbourg où naquit celui-ci, tandis que son père y jouait au théâtre Michel. Le tsar Alexandre fut son parrain.

Guitry père (à gauche) et Guitry fils (à droite)

 

 

Marius Petipa (1818-1910), qui fit carrière à Saint-Pétersbourg et fut le créateur de 60 ballets en Russie (Le lac des cygnes, Casse-Noisette, etc.), et à qui on demandait à son retour en France ce qu’il avait le plus aimé en Russie : « La volupté des neiges ! »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marius_Petipa
http://shabastet.free.fr/shana_ladanseindo_orientale_dansesethistoire_danseclassique.htm

 

L’âge d’argent (sinon d’or) du théâtre et de la littérature russe, à l’aube du 20e siècle : Tolstoï, Dostoïevski, Tchekhov, Diaghilev qui a failli être directeur des théâtres impériaux, aventurier, créateur des Ballets russes, découvreur et brasseur de talents : Picasso, Dali, Stravinski, Nijinski, Chanel, Cocteau... Tout cela se passait à Paris, il y a presque cent ans. En trois minutes, avec Nijinski au Châtelet dans le Sacre du Printemps, l’art du 20e siècle était transformé.

Serge Diaghilev

(par Picasso)

http://www.cndp.fr/balletrusse/portraits/diaghilev.htm

 

Nijinski dans « L’après-midi d’un faune »

(par Léon Bakst)

http://www.cndp.fr/balletrusse/portraits/nijinsky.htm

 

"Bronia" Nijinska, sœur de Nijinski

http://www.cndp.fr/balletrusse/portraits/nijinska.htm

 

Les Fêtes romantiques de Nohant, crées par Jean Darnel, haut-lieu de pèlerinage pour les Russes.

http://www.pays-lachatre-berry.com/nohant/sand/historique/

 

Nohant, où naquit et mourut George Sand (1804-1876), "La bonne dame de Nohant", et qui fut son point d'ancrage. George Sand entretint (entre autres) une liaison passionnée avec Alfred de Musset, mais souvent orageuse, avant de rompre. A peu près à la même époque, Madame Louise Allan-Despreaux (1810-1856) découvrit à Saint-Pétersbourg une pièce russe qu'elle fit traduire en français et qu'elle joua. Rentrée à Paris, elle se rendit compte que cette pièce était à l'origine "Un Caprice" de Musset.
http://perso.orange.fr/mairie-seine-port/06_Village/HistoireSeinePort/Livres/Legouve/2-/Ch18.htm
http://www.t-n-b.fr/fiche/index.asp?spectacleid=259

 

Hommage à Madame Tania Balachova, native de Saint-Pétersbourg, épouse de Raymond Rouleau et qui a fait beaucoup pour le théâtre français. Professeur, pauvre, elle ne faisait pas payer ses cours. Ses élèves : Josiane Balasko, Daniel Ceccaldi, Raymond Devos, Bernard Fresson, Robert Hossein, Sylvie Joly, Michael Lonsdale, Delphine Seyrig, Antoine Vitez, Pierre Arditi, Martin Lamotte, etc.

"Huis-Clos" de Sartre : Tania Balachova, Gaby Sylvia, Michel Vitold (de droite à gauche)

 

L’assassinat de Raspoutine : qui tua le moine ? Le prince Félix Youssoupov ? Le prince Dimitri ? Un Romanov ne peut pas tuer, il fallait que quelqu’un portât le chapeau... (Pour tout savoir, se référer à l’ouvrage de Vladimir Fédorovski "Le Roman de la Russie insolite").

 

Prince Félix Youssoupov (Saint-Pétersbourg 1887, Paris 1967), son épouse Irina et leur fille Irina.

 

Raspoutine et ses "groupies"

 

Une anecdote de Jean Darnel : Dans les années cinquante, à Saint-Jean-de-Luz, le Prince Youssoupov accepta une invitation à boire une vodka de la part des sommités locales. Son hôte proposa à ses amis de le faire parler et de glisser un magnétophone sous la table, pour enregistrer les vrais motifs de la venue de Raspoutine chez le Prince Félix. Hélas ! A l’écoute, il n’y avait que des bruits de pieds et de fourchettes...

 

Jean Piat, adulé par les Russes amateurs de théâtre,  membre du jury du prix Pauwels, dont Vladimir Fédorovski fut lauréat en 2004, pour "Le roman du Kremlin".

 

La mélancolie russe, exprimée chez Ivan Bounine, Prix Nobel de littérature en 1933, l’ami de Tchekhov et de Tolstoï : « Nous étions si heureux, nous avons si bien pleuré... »

 

Ceux qui furent seulement mentionnés et seront évoqués lors d’une autre émission : Diaghilev, Pauline Viardot, La Malibran, Rachel, Lucien Guitry, Jean Piat...

 

Jean Darnel : « Si on apprend l’Histoire par la petite histoire, on apprend le théâtre par les coulisses. »

 

Autres ouvrages de Vladimir Fédorovski, cités au cours de l’émission :

 

"Le Roman de la Russie insolite"
"Le Roman de l’Orient-Express"

 

 

catégorie : LJ Jean Darnel

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